Les Cathares

Le catharisme

Le fondement de la religion Cathare est le dualisme, comme le manichéisme (croyance en deux principes indépendants: le bien et le mal).

C'est en cela que réside la principale différence avec le Catholicisme romain.



Le pays cathare:
Symbole

Le logo du pays cathare est constitué de l'astre -soleil ou lune- se levant (rayonnement de la religion cathare) sur le pays concerné. Le souligné symbolise le terrain, les montagnes. Le noir et blanc évoque le dualisme cathare. Les incisions marquant le dessin indiquent les évènements ayant marqué ce pays.



Les Principes

Les romains croyaient que Lucifer, créature initialement bonne, se serait révolté contre son Dieu: ainsi le mal serait né du libre-arbitre de Satan, et une deuxième fois du libre-arbitre de l'homme.
Les cathares n'imaginaient pas comment une créature pouvait se retourner contre son créateur et en faisaient leur principal argument.
Ils voulaient ainsi prouver qu'il existait un mauvais principe, le libre arbitre n'ayant aucun sens.


Voici 7 principes formant l'armature dialectique de "l'hérésie" dualiste:
Selon René Nelli : "Le phénomène cathare" aux éditions Privat

Dieu était tout puissant dans le Bien et l'Eternité, mais qu'il existait, dans le temps, une racine du Mal qui viciait toute manifestation originellement bonne.
Le principe du Mal n'était en dernière analyse que nihil (néant), ou du moins qu'un demi-être et qu'il ne pouvait se manifester que dans le mélange.
Le vrai Dieu avait tout créé de sa propre substance, et non point du néant.
La création était coéternelle avec le créateur.
La créature n'avait point de liberté.

L'idée maîtresse est le mélange.


Les cathares n'attendent pas de la mort une délivrance automatique de leur âme. L'âme ne peut entrer au royaume du Bien uniquement si elle retrouve sa pureté originelle.

La connaissance salvatrice est reçue lors du baptême par imposition des mains et par l'esprit, c'est le consolamentum.

Bucher

Le consolamentum était une cérémonie collective, solennelle, donné après une période probatoire d'une année, pour vérifier la foi du novice. Un évêque cathare remettait ensuite au novice le livre (le nouveau testament). Ce dernier devenait un parfait, un bonhomme qui pouvait alors prêcher sa foi, comme un prêtre aujourd'hui mais de manière différente.

A la fin de la cérémonie, tous les parfaits prononçaient cette phrase :
"Père Saint, reçois ton serviteur dans ta justice, et envoie ta grâce et ton Esprit Saint sur lui (le novice)".




Le parfait devait respecter des règles de vie très strictes :



Mythologie cathare

Il y eut une sorte de chute des anges. Leurs âmes, trompées par les esprits malins, se fiant aux promesses de Lucifer, se séparèrent de leur créateur. Elles tombèrent dans le monde visible, c'est à dire sur la terre. Elles entrèrent dans les corps fabriqués par le diable. Désormais prisonnières de leur gangue charnelle, elles ne pouvaient oublier pourtant leur origine céleste.




L'étincelle divine persistait en elles, en dépit de leur trahison, des péchés dont elles se chargeaient dans leur nouvel état. Elles restaient immortelles.
Lorsque leur corps mourait, elles se réincarnaient dans un autre corps, et cela indéfiniment.

Saisi de pitié, Dieu leur avait envoyé son fils Jésus-Christ. Ici les cathares se séparaient catégoriquement des catholiques. Pour ces derniers, Jésus s'était incarné et sacrifié pour le salut des hommes. L'enseignement et les rites de l'église catholique reposaient sur le sacrifice rédempteur de Jésus.
Les Cathares lisaient autrement les écritures: pour eux le Christ était venu délivrer un message, offrir aux hommes la clef de leur salut.
De nature divine il ne s'était pas incarné mais n'avait pris que l'apparence humaine. Dieu n'aurait pas permis qu'il subît l'affreux supplice de la croix. Les tortionnaires du Golgotha n'avaient crucifié qu'une ombre.

Il n'y avait donc pas eu rédemption mais appel. Jésus était venu tirer les âmes déchues de leur sommeil, leur proposer un modèle de vie. Il avait attisé les étincelles divines enfouies dans leur corps.

La fin du monde était non pas catastrophique mais une extinction progressive; les âmes sauvées désertaient la terre, Satan restant seul dans son néant, marquant la séparation des deux principes.



Chronologie de la croisade



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